Séance spéciale avec le Souvenir français : la déportation

Le Ciné Meaux Club et le Souvenir français organisent ensemble une séance sur la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale à l’occasion d’une activité pédagogique menée à terme par une classe du lycée Pierre de Coubertin, trois enseignants et d’anciens résistants. Une séance scolaire a lieu l’après-midi mais c’est le soir que nous convions nos habitués
lundi 16 novembre à 20h00
Nuit et Brouillard (1955) court métrage documentaire d’Alain Resnais, sur des commentaires de Jean Cayrol.
puis
La Passagère (Pasazerka, 1963, Pologne) d’Andrezj Munk et Witold Liesewicz.
Avec Aleksandra Slaska, Anna Ciepielewska…
On ne présente plus le premier film et il est peu d’élèves qui ne l’aient vu dans leur scolarité. Toutefois, ce film a été conçu pour le cinéma et la plupart d’entre nous ne l’avons vu que sur un poste de télévision ou en vidéoprojection. L’occasion de la voir en 35 mm, sur grand écran, ne se refuse pas. C’est un très grand film du plus grand réalisateur français en activité qui a eu le mérite d’ouvrir la voie, et de quelle manière, au cinéma documentaire sur la déportation, en allant au-delà des images d’archives tournés à la libération des camps par les Alliés…
Le deuxième film vient aussi d’un grand réalisateur, polonais, aussi important que Wajda ou Kawalerowicz, mais décédé en plein tournage de La Passagère en 1961. Cependant, la valeur de ses films précédents (Eroica, De la veine à revendre… d’ailleurs disponibles en DVD dans une collection sur le cinéaste) et la volonté de ses collaborateurs ont permis la mise en forme de ce qui avait déjà été tourné, sous la direction de son ami Liesewicz. Et ce film de fiction, cette fois, connut un exploitation commerciale consécutive à sa présentation au festival de Cannes 1964 où il obtint le prix Fipresci (prix de la presse cinématographique). Depuis, il est considéré comme un classique sur ce délicat sujet dont d’aucuns pensent, peut-être avec raison, qu’il est impossible d’en rendre compte par la fiction ou les images d’archives.
Ces deux films offrent, quoiqu’il en soit, l’occasion de s’interroger sur le montrable, l’indicible mais aussi sur l’identité du bourreau ou de la victime, du bien ou du mal. Pas avec des réponses mais avec des questions sublimées par le cinéma.

Venez nombreux !


Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.

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