Recadrage : Cabeza de Vaca (et un post scriptum modificatif !)

Bonjour,
Le Ciné Meaux Club vous propose son recadrage du mois (un film sorti commercialement depuis moins de deux ans, classé art-et-essai qui mérite d’être signalé aux cinéphiles :
Jeudi 10 novembre à 20h00
Cabeza de Vaca (1991, Mexique) de Nicolás Echevarría.
Avec Juan Diego, Daniel Gimenez Cacho, Roberto Sosa…
Début du XVIe siècle, une expédition espagnole qui doit explorer les Amériques se dissoud dans l’inconnu avant d’aborder les terres. Des naufragés sur un radeau de fortune accostent ce qui sera plus tard la Floride. Parmi eux, Alvar Nunez Cabeza de Vaca, conquistador mystique et non violent qui n’aura rien conquis sinon le droit de se dire le seul espagnol initié au chamanisme des Indiens primitifs, ces peuples qui de la Floride au Mexique en passant par le Texas n’ont laissé aucune trace à l’inverse des Aztèques ou des Mayas non loin de là. Il racontera cette expérience de huit années (1529-1537) dans sa fameuse (dans le monde hispanophone) Relation de voyage (Fayard puis Actes sud).
Un destin unique et un film qui est une expérience également unique de cinéma. La preuve : le film est montré au festival de Berlin 1991 mais ne trouve un distributeur en France qu’en décembre 2010 (d’où le recadrage). Croyez-vous qu’un distributeur audacieux, Ed en l’occurrence, s’amuse à sortir des placards le tout-venant cinématographique ? Non, bien sûr ! C’est à cela que l’on juge de la qualité du travail d’exploration de ces petits indépendants amoureux du 7e art.
Venez nombreux !
Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.
PS : Nous voulions diffuser Les Croix de bois (1932) de Raymond Bernard, le dernier des grands films français sur la Grande Guerre que nous n’avions pas encore passé. Las ! La pauvre petite Pathé qui nous abreuve à longueur d’année de chefs-d’oeuvres impérissables (Bienvenue à bord, Mon pire cauchemar…) préfère ne pas prêter (ni louer) l’unique copie (paraît-il superbe !) que son département Fondation réserve aux « grandes occasions ».
Nous n’aurons donc que les avantages de l’inauguration du Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux : des pandores, des poulets (pas des coqs qui restent chez Pathé avec la copie du film) et des joyeux compagnons républicains qui nous donnent la sécurité (merci à eux !).

Pour la peine, vous serez punis en revoyant un autre chef-d’oeuvre patriotard, pessimiste et humaniste à la fois qui commence par froufrouter avant de déplier toute son ampleur universelle, signé par le Patron.

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