Un condamné à mort s’est échappé, pour donner naissance à un beau film…

Bonsoir,
 
Ce mois-ci, le Ciné Meaux Club teste l’esprit de résistance illustré par deux films.
 
Le premier :
 
Jeudi 7 février à 20h00
 
Un condamné à mort s’est échappé (ou le vent souffle où il veut), de Robert Bresson (1957, France).
 
Robert Bresson (que personne ne songea jamais à surnommer Bob) s’est inspiré pour ce film du récit d’évasion d’André Devigny paru en 1956, authentique résistant évadé de la prison de Montluc.
 
Comme d’habitude chez Bresson (que personne ne songea jamais à prénommer Luc), le film n’a pas une once de graisse. Pas de plan, ni de dialogue qui ne soient strictement nécessaires au bon déroulement de l’action. Du coup, le film n’a pas pris une ride.
 
Il est vrai qu’avec Bresson (que personne ne songea jamais à caractériser comme baroque) le clinquant à la mode, les dialogues de mots d’auteur ou l’esthétique pubarde si chers aux cinéastes de leur temps s’abolissent à leur énonciation même.
 
L’art de Bresson n’est pas le cinéma mais le cinématographe. Et les qualificatifs qui désignent l’art de Bresson couvrent tous les degrés de nuance compris entre janséniste et austère. C’est vous dire si l’adjectif bressonien veut dire aussi spirituel et profond.
 
Un grand et beau film, à la fois unique et caractéristique de l’oeuvre !

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