Une soirée avec l’Adepass autour de Dodes’ka-den

Bonsoir,

Demain

Jeudi 28 septembre à 20h,
nous vous proposons une soirée organisée avec l’Afepass (Association de formation et étude de la pathologie adolescente de Seine-et-Marne). La séance et le débat seront animés par
le docteur Adama Boulanger Dufour, psychiatre (et psychanalyste ?)
autour du film
Dodes’ka-den (Dodesukaden, 1970, Japon) de Akira Kurosawa.
Si vous pensez connaître Kurosawa par Les Sept Samouraïs ou Dersou Ouzala, Rashomon ou Ran, Kagemusha ou L’Ange ivre, remballez vos préjugés et laissez vous surprendre par ce film qui présente plusieurs innovations par rapport aux classiques du grand réalisateur japonais.
D’abord, c’est son premier film en couleur, procédé qu’il a longtemps craint et qu’il n’abandonnera plus (nécessité commerciale puis goût véritable pour les teintes vives que l’ancien peintre en lui ne peut réfréner).
Ensuite, c’est son premier film depuis vingt ans sans Toshiro Mifune, tenté par une carrière internationale (et fâché avec son mentor). Aucune vedette, des comédiens non professionnels ou des acteurs de la télévision.
Enfin, c’est un film presque expérimental (que cela nous vous effraie pas, c’est quand même assez narratif), à la structure assez lâche et dans une forme et un propos très audacieux, où la morale traditionnelle n’a guère cours. Folie et misère, tragique et burlesque, irréalisme théâtral et préoccupation sociale, Gorki et Shakespeare, Dostoievski et Beckett s’y mélangent dans un film gigogne, adaptation des nouvelles d’un écrivain japonais adulé par Kurosawa.
Dodes’kaden fut un échec commercial absolu (ce qui est plutôt une qualité quand le film existe encore 50 ans plus tard) qui affecta beaucoup Kurosawa, tout près d’arrêter le cinéma et tenté par le suicide, avant d’entamer, comme Orson Welles, une période nomade qui va lui faire faire des films hors du Japon ou avec des producteurs étrangers.
Venez nombreux suivre Rokushan dans son tramway imaginaire qui fait « dodes’kaden, dodes’kaden, dodes’kaden ».
Avec cinéphilie,
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Orson et le Barde

Bonsoir,

Après Hitch’, Pedro et Wellman, le Ciné Meaux Club invite encore deux petits joueurs cette semaine, pour finir ce premier mois de programmation.
D’abord,
mardi 26 à 20h00
Othello / The Tragedy of Othello: the Moor of Venice (1952, France/Maroc/Italie/États-Unis) de Orson Welles.
Avec Micheal MacLiammoir, Suzanne Cloutier, Orson Welles lui-même mais aussi Hilton Edwards, Robert Coote, Nicholas Bruce, Michael Laurence…
Chronologiquement, c’est la deuxième incursion cinématographique de Welles dans le cinéma. Mais Orson connaît et pratique son Barde de Stratford sur l’Avon depuis tout petit. Et c’est dès l’adolescence qu’il a voulu jouer ce jaloux magnifique, même si le plus beau rôle de la pièce est peut-être Iago, cette incarnation du mal absolu qui a la haine chevillée au corps comme le platane a le chancre coloré au tronc.
La précédente adaptation de Shakespeare par Welles, Macbeth (1948, décors en carton pâte, égouttoir à salade en guise de casque et accent écossais improbable, mais chouette quand même), n’avait pas convaincu grand monde à l’époque. Il eut donc toutes les peines du monde à monter celle-ci. Le résultat est un bricolage génial qui obtint le Grand Prix du festival de Cannes 1952, partagé avec Deux Sous d’espoir (l’adhérent qui a vu ce dernier film gagne une édition intégrale de Shakespeare en Reader’s Digest).
Bien sûr, avec Welles, c’est un peu Shakespeare pour les nuls (et avec Luhrmann, c’est quoi alors ?) : on coupe du texte, on bouscule la narration, on fond des personnages, on taille à la serpe. Mais le bougre fait du cinéma, et du bon. Il a compris que le médium cinématographique exige de l’adaptation, de la souplesse. Alors on peut préférer Olivier ou Branagh, sa réincarnation contemporaine, mais il est à peu près certain qu’ils ne sont meilleurs cinéastes, n’est-il pas ?
Venez nombreux !
Et jeudi, un autre grand shakespearophile, Akira Kurosawa, pour son film le plus audacieux.
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Femmes au bord de la crise de nerfs

Bonsoir,

Qui a dit que le Ciné Meaux Club ne programmait jamais de comédie ? Personne !
Mardi 12 septembre à 20h00
Embarquement pour un Madrid kitsch et chic, salle 2 du cinéma Majestic :
Mujeres al borde de un ataque de nervios/Femmes au bord de la crise de nerfs (1988, Espagne) de Pedro Almodóvar.

Almodóvar serait une des valeurs contemporaines les mieux établies. Le meilleur moyen de le vérifier ? Voir ou revoir son plus grand succès public espagnol.

La séance sera animée par Dominique Martinez, journaliste et critique.
Venez nombreux !
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2017-2018

Bonjour à tous,

Vous pouvez télécharger le programme de la saison 2017-2018 en cliquant sur le lien suivant :

Catalogue 2017-2018 saison 20

Plaquette annuelle saison 20

Nous vous attendons toujours plus nombreux…

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Ouverture de la saison : Les Oiseaux

Bonjour,

C’est parti. La vingtième saison démarre mardi à 20h00 avec
Les Oiseaux/The Birds (1963, États-Unis) d’Alfred Hitchcock
Avec Rod Taylor, Jessica Tandy et Tippi Hedren dont la légende, c’est-à-dire le service communication, dit qu’elle fût fort maltraitée par le metteur en scène lors du tournage.
Scénario d’Evan Hunter que les fans de polar connaissent sous le nom d’Ed McBain (et que ses multiples femmes ont connu sous son vrai nom, Salvatore Lombino, largement moins porteur commercialement) d’après une nouvelle de Daphné Du Maurier ; belle photographie de Robert Burks. Musique inexistante de Bernard Herrmann qui a supervisé la bande son sans écrire une seule note.
Le dernier grand Hitchcock ? « La politique des auteurs » incite certains à soutenir que L’Étau ou Complot de famille ont quelque valeur. Nous nous ne faisons pas de politique !
Vous espérons nombreux et en forme pour cette rentrée cinématographique !

Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.
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Avant-dernière séance : une pointe de bouddhisme ?

Bonjour,

Pour l’avant-dernière film de la saison 19 (2016/2017), vous pourrez voir
jeudi 29 juin à 20h00
A Touch of Zen (Xia nu, 1971, Taïwan / Hong Kong) de King Hu.
Voici le film qui a transformé le genre du wu xia pian, le film de sabre chinois, ou du moins la perception de ce genre en Occident où l’on ne connaissait que les mauvaises séries B, avec ou sans Bruce Lee.
Insuccès absolu à Taïwan du fait de sa longueur (il est sorti en deux parties à Formose) et de ses ambitions artistiques, ce n’est qu’en 1975 que le film arrive au festival de Cannes et émoustille les critiques du monde entier : il y a un avant A Touche of Zen et un après. Le film ne reçoit qu’un prix technique mais marque durablement les cinéphiles qui scruteront dorénavant avec espoir le film d’action du Soleil levant. Et sans ce film, pas de 36ème Chambre de Shaolin, pas d ‘Il était une fois en Chine et autres bons films.
Venez nombreux découvrir ce classique du film d’action (et de réflexion) séminal.
Sinon, en art et essai, vous pouvez voir Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, rentré bredouille de Cannes mais pas si mal.
Pour que vive la diversité du cinéma à Meaux !

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Antépénultième séance : Bad Boy Bubby

Ce soir jeudi 22 juin à 20h00 (ou à une autre date)
Bad Boy Bubby (1993, Australie) de Rolf De Heer
Avec des acteurs certes peu connus (mais perdez tout espoir d’oublier Nicholas Hope), ce film est un ofni. Après un festival de Venise où il obtint 5 récompenses (1993), le film a mis deux ans à trouver les écrans français et sûrement deux semaines à en sortir, malgré le soutien de Positif qui depuis considère ce réalisateur australien d’origine néerlandaise comme un auteur. Nous aussi.
Découvrez donc ce brûlot de provocation humoristique, L’Enfant sauvage chez les dégénérés, Mr. Chance au pays des kangourous, Candide à Adélaïde. À côté de Bubby, Mad Max passe pour un aimable jardinier.
Australie, terre de contraste, on le savait déjà. Terre de cinéma ? Quelquefois et là c’est vraiment le cas.

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