2018

Bonjour,
On vous souhaite d’ors et déjà une bonne année de cinéma.
Pour commencer 2018, ce sera La Déchirure / The Killing Fields (1984, Royaume-Uni) de Roland Joffé mardi 2 janvier.
Avec cinéphilie,

Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.

 

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Prochaine séance : un film… néerlandais !

Bonsoir,

Pendant les vacances scolaires, les projections continuent. Si comme pour certains le cinéma éhontément commercial, la comédie franchouillarde de série avec comique de télévision, le énième épisode d’une saga pitoyable ou le film d’animation en 3D « pour toute la famille » vous indiffèrent, vous irez peut-être voir le film d’un auteur batave :
mardi 26 décembre à 20h00 (attention projection unique, vacances obligent !)
De Noorderlingen / Les Habitants (1992, Pays-Bas) de Alex van Warmerdam.
Entre Jacques Tati et René Magritte (Warmerdam a une formation picturale), entre burlesque et satire, Alex van Warmerdam a élaboré une oeuvre variée et originale, malheureusement assez ignorée (jusque dans son pays même) à l’inverse de celles des tapageurs Jan de Bont ou Paul Verhoeven (le premier étant l’ancien cher op’ du deuxième), certainement plus connus, eu égard à leur réussite internationale (mais peut-on parler d’ « oeuvre » ?).
Pour Warmerdam, point de salut hors du pays des Polders. Il écrit, produit et joue des films uniquement néerlandophones, avec sa petite troupe d’acteurs réguliers (issus du théâtre dans lequel il oeuvre aussi régulièrement quand il ne peint ou n’écrit pas) dont plusieurs se retrouvent dans Les Habitants ; en premier lieu, on voit dans un petit rôle Henri Garcin, qui ne joue pas que le mari bêta de Rosie Tarte à la télévision ; on voit aussi Annet Malherbe, de tous les films de Warmerdam, et pour cause ; on distinguera aussi feu Theo van Gogh, descendant du frère du peintre, cinéaste et écrivain lui-même. Bien sûr, pas de vedette internationale dans un film qui peut toucher au mieux quelques millions de locuteurs pour la plupart accrocs aux navets anglo-saxons (aux Pays-Bas, les séries ou les films amerloques sont tous en langue originale, doublage trop cher).
Les Habitants, un film singulier d’un auteur qui ne l’est pas moins, est sorti en France une première fois en 1995. Presque vingt ans plus tard, un petite société le ressort sur quelques écrans, d’où la possibilité de vous le proposer. Exotisme garanti !
Avec cinéphilie,
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Prochaine séance : Rohmer par Noël Herpe

Bonsoir,

Après les Philippines déguisées en Vietnam, un retour calme et serein en France s’impose. Pourquoi pas dans la capitale de l’Auvergne aux alentours de Noël il y a cinquante ans ou peu s’en faut ?
Mardi 19 décembre à 20h00
Ma nuit chez Maud (1969, France) de Éric Rohmer.
Avec Jean-Louis Trintignant en ingénieur pascalien, Françoise Fabian en femme libérée, Antoine Vitez en dialecticien marxiste et Marie-Christine Barrault en fervente catholique. Ce carré d’as de comédiens (dont certains jouent presque ce qu’ils sont en réalité) est doublé d’un full de techniciens hors pair (Almendros, Ruh, Decugis) dans la main d’un orfèvre du dialogue et du marivaudage.
Tout nous sera éclairé par Noël Herpe, enseignant de cinéma, critique et écrivain, grand connaisseur et amoureux du cinéaste dont il est un des meilleurs spécialistes français. Tous les gens qui croient ne pas aimer Rohmer pourraient bien changer d’avis après la projection de ce délicieux film.
Avec cinéphilie,
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Prochaine séance : Apocalypse Now Redux

Bonsoir,

Séance exceptionnellement un jeudi
Jeudi 14 décembre à 20h00
Apocalypse Now Redux
(1979-2001, États-Unis) de Francis Ford Coppola
Avec Martin Sheen, Frederic Forrest, Sam Bottoms, Laurence (ou Larry) Fishburn, Robert Duvall, Dennis Hopper et bien sûr Marlon Brando, mais aussi, avantage de la version Redux, Christian Marquand et Aurore Clément qui n’apparaissaient pas dans la version récompensée à Cannes 1979 par la Palme d’or (partagée avec Le Tambour, cherchez l’erreur !).
Si vous avez déjà vu ce film en vidéo, même à rayon bleu, ou à la télévision sur TF3 ou France 14, vous ne l’avez en fait pas encore vu. Tant mieux pour vous !
Si vous avez vu la version de 1979, vous trouverez cette version encore meilleure (car nous n’imaginons pas que vous n’ayez pas aimé le film).
Film démesuré, voyage halluciné, cauchemar inspiré d’un récit de Joseph Conrad (Au coeur des tènèbres, 1899), Apocalypse Now est généralement considéré comme un des plus grands films de guerre.

Avec cinéphilie,

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Our Daily Bread

Our Daily Bread/Notre pain quotidien  (1934, États-Unis) de King Vidor
Mardi à 20h00
La séance sera animée par Francis Bordat, professeur émérite de Paris-Ouest Nanterre en civilisation américaine.
Et sinon, même si nous avions promis de ne plus le répéter,
 AG ordinaire du CMC jeudi 30 novembre à 19h45
salons d’honneur de l’hôtel de ville de Meaux.
Avec cinéphilie,
Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.
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Le prochain film : Wadjda

Bonjour,

Nous vous rappelons le prochain film
mardi 21 novembre à 20h00
Wadjda (2012, Arabie saoudite, Pays-Bas, Allemagne, Jordanie, EAU, États-Unis) de Haifaa Al Mansour.
Une petite surprise de la compétition de Venise 2012, sortie en France en 2013. Un film bardé de prix ! Pour son sujet ? Pour son réalisateur ? Pour son pays de provenance ? Peut-être pour ces trois raisons et une quatrième bien légitime qui serait que c’est un bon film.
La Muttawa était-elle endormie ? Un vent de libéralisme se lève-t-il dans l’une des plus féroces monarchies de la Terre ? À chacun de se faire son opinion. Et viendrait ici la célèbre formule qui achevait chacune des chroniques d’Alexandre Vialatte pour un célèbre journal du Massif central.
Avec cinéphilie,
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Miracle au village : une comédie à (re)découvrir

Bonsoir,

Demain
mardi 7 novembre à 20h00
nous vous proposons une screwball comedy
 
The Miracle at Morgan’s Creek / Miracle au village (États-Unis, 1944) de Preston Sturges.
Avec Eddie Bracken, Betty Hutton et William Demarest.
Si les années 30 et 40 comptent au moins deux purs réalisateurs de comédie dont la notoriété n’a jamais décliné, elles ont aussi enfanté d’un scénariste qui fut en son temps un des salariés les mieux payés d’Hollywood, et même, dit-on, du pays tout entier : après Lubitsch (celui du parlant) et Capra, faisons une petite place au très oublié, du moins en France, Preston Sturges.
Sturges (aucune parenté avec le westerner John) est historiquement le premier scénariste sous contrat à passer à la réalisation et ceci en 1940 – ce que les studios n’autorisèrent pas pendant très longtemps – alors qu’il avait écrit pièces de théâtre et films à succès dans les années 30.
Il délivre alors une série de comédies, ni trop sophistiquées, comme le Berlinois au cigare, ni trop démocratiques, comme le petit Sicilien ambitieux. Chez Sturges, pas d’Europe d’opérette, et surtout pas d’idéalisme politique. Il préfère jouer le burlesque et la saillie dialoguée pour démythifier l’american way of life  : Hollywood, le patriotisme et l’héroïsme, la morale de village dite americana… Ce faisant, il affole le code d’auto-censure et la Paramount, bien embarrassée avec les deux brulots tournés par son maverick. Voici le premier.
Une bonne petite américaine, the nextdoor blonde caricaturale, fille du garde champêtre de Morgan’s Creek, délicieux village au bord du ruisseau où chacun épie l’autre, se retrouve mariée – dit-elle – et enceinte – de cela on est sûr -, sans savoir qui est le mari et père – mais est-ce bien la même personne ? « Naturellement », cela n’est pas de sa faute, elle était trop occupée – et saoule – à donner du réconfort aux braves GI qui partaient à la guerre défendre la démocratie.
Regardez donc comment Sturges trouve la solution à cet épineux problème sans que Tonton Hays puisse y redire !
Si vous n’avez pas le temps de relire la longue notice de Coursodon et Tavernier (mais on vous incite fort), voici qui devrait vous motiver à venir assister à ce miracle à (re)découvrir :
Venez nombreux !
Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.
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