Deux séances à venir

Bonjour,

Exceptionnellement deux séances cette semaine. Mais c’est le premier qui constituera une vraie découverte, hors des sentiers battus et des pistes balisées, sans risque de se casser une jambe ou de choir dans la crevasse du conformisme.
Mardi 27 février à 20h00
Laulutulipunaisesta kukasta/Le Chant de la fleur écarlate (1938, Finlande) de Teuvo Tulio.
Une vraie découverte et une curiosité que ce classique mélodrame issue de la littérature finlandaise. Le roman original de Johannes Linnankoski (1869-1913) a été adapté de nombreuses fois, pas seulement en finnois mais aussi en suédois ou en norvégien.
Le film est très rare. Il est passé à la Cinémathèque française en 2008 pour une rétrospective du cinéaste un peu réhabilité à cette occasion puis il a connu une sortie commerciale confidentielle en 2015 grâce à Tamasa. C’est pourquoi nous pouvons le proposer au noble désir d’exotisme peu polluant du cinéphile meldois qui pourra pousser l’exploration jusqu’à l’autre film du réalisateur lui aussi réédité et dont le titre magnifique est une invitation au voyage : Le Rêve dans la hutte bergère (1940).
Jeudi, ce sera Arthur Penn et son petit grand homme.
Avec cinéphilie,
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Marcel Pagnol et Fernand Contandin

Bonjour,

Prochaine séance
mardi 20 février à 20h00
Le Schpountz (1938, France) de Marcel Pagnol.
Avec Fernandel, Orane Demazis, Charpin, Blavette et toute la troupe marseillaise habituelle de l’écrivain réalisateur, techniciens compris.
En 1937, Marcel Pagnol est un réalisateur tout-puissant. Il possède un outil complet de production (studios, techniciens, matériel, distributeur…) qui lui permet de tourner ce dont il a envie, à son rythme. Cette année-là, comme d’habitude, il mène plusieurs projets cinématographiques de front : sa production des années 30 est impressionnante en quantité et en qualité. D’un côté, il continue d’explorer la veine des écrivains provençaux qu’il admire (Giono, Daudet…) et de l’autre, il écrit des films ou des adaptations de sa propre littérature (la trilogie Marius/Fanny/César). Donc pendant qu’il tourne Regain (1937) d’après Un de Baumugnes, il met aussi en scène un scénario absolument original, Le Schpountz (1938), qui lui a été inspiré par une anecdote de tournage d’Angèle (1934). C’est une des premières satires du milieu du cinéma.
Pour servir le film, un comédien déjà immense vedette de music hall et de cinéma (son premier film date de 1930), Fernandel, parfaitement reconnaissant du maître marseillais : « C’est à Pagnol que je dois d’avoir pu prouver que j’étais un vrai comédien ». C’est le premier film programmé par le Ciné Meaux club avec Fernandel et le deuxième film de Marcel Pagnol. Il y en aura peut-être d’autres…
Venez nombreux !
PS : le spectateur qui aurait vu la version de Gérard Oury (1999) est prié de ne pas rester sur l’impression que lui procura ce (non) film.
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Les Contes d’Hoffmann, de Powell et Pressburger avec Jean-Christophe Ferrari

Bonsoir,

Vu l’heure déraisonnable, nous ne pouvons nous appesantir longtemps sur le plaisir que vous procurerait la projection
ce mardi 13 février à 20h00 de
The Tales of Hoffmann/Les Contes d’Hoffmann (1951, Royaume-Uni) de Michael Powell et Emeric Pressburger, nos Archers préférés.
Plaisir augmenté par la présence de Jean-Christophe Ferrari, enseignant, esthète et rédacteur à notre revue mensuelle de cinéma préférée (il en existe une autre ?) pour échanger avec vous sur l’oeuvre du célèbre duo.
Et retrouver les gracieuses Moira Shearer et Ludmilla Tcherina, les bondissants Robert Helpmann et Léonide Massine, la musique d’Hoffenbach et le délicieux Technicolor, tous mêlés harmonieusement pour ré-inventer la comédie-ballet.
Bon film !
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Soirée spéciale Zsigmond

Bonsoir,

Comme prévu, demain soir, soirée spéciale en hommage à Vilmos Zsigmond (1930-2016), l’un des plus fameux directeurs de la photographie de l’histoire du cinéma, intimement lié au Nouvel Hollywood (Altman, DePalma, Spielberg, Cimino, Allen…) et à sa décadence.
Pour fêter ce grand chef opérateur (= directeur de la photographie),
à 20h00
Close Encounters with Vilmos Zsgimond (2016, France) de Pierre Filmon, en sa présence (sous réserves de conditions météorologiques acceptables).
Documentaire de cinéma presque unique sur un technicien souvent ignoré du public alors que son intervention définit la qualité photographique d’un film (dernier exemple en date, la magnifique photo de Vittorio Storaro sur Wonder Wheel, l’ultime Woody Allen ; on voit d’ailleurs Storaro dans le film de Pierre Filmon). Défilé de chefs op’ pour rendre hommage au maître.
à 22h00
Deliverance/Délivrance (1972, États-Unis) de John Boorman.
Un des plus célèbres films photographiés par Zsigmond et un classique du film d’aventures (mais aussi une honteuse et caricaturale propagande contre la consanguinité !).
Deux grands films pour le prix de deux !
Avec cinéphilie,
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Des jeunes cinéphiles pour un Duvivier

Bonsoir,

Demain
Mardi 23 janvier à 20h00
Voici le temps des assassins… (1959, France) de Julien Duvivier
Avec Jean Gabin, Danièle Delorme, Gérard Blain, Lucienne Bogaert, Jean-Paul Roussillon…
sera présenté par des jeunes cinéphiles du lycée Baudelaire, spécialement préparés par leur professeur M. Lucarelli. Ils vous mettront en bouche, comme il se doit, cette délicieuse fleur du mal (même si le titre vient d’un autre grand poète).
Car après celui des cerises mais avant celui des rires et des chants, il faut bien passer par le temps des assassins…
Venez nombreux pour voir ou revoir ou rerevoir ce merveilleux verre de cigüe, le film le plus latignacien du cinéma français après La Prisonnière de Clouzot !
Avec cinéphilie,


Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.
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Un film italien à découvrir

Bonsoir,

aujourd’hui
Mardi 16 janvier à 20h00
Io la conoscevo bene/Je la connaissais bien… (1965, Italie/France/Allemagne) de Antonio Pietrangeli.
Avec Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy, Joachim Fuchsberger (les trois cautions de la co-production) mais aussi Nino Manfredi, Ugo Tognazzi et Franco Fabrizi.
Derrière la dizaine de très grands réalisateurs italiens de l’après-guerre, archi-connus et très défendus, plusieurs petits maîtres ont été éclipsés, parfois injustemment. Antonio Pietrangeli est de ceux-là.
Marchant à côté du néo-réalisme (Rossellini, De Sica, De Santis), à contre-courant de la grande forme métaphysique (Antonioni) ou du génie protéiforme (Fellini, Pasolini), n’abordant pas frontalement le film politique (Rosi, Petri), ne jouant pas la carte de la comédie à l’italienne (Monicelli, Risi) ou encore moins du romanesque mondialisé (Visconti)… N’ayant peut-être pas le sens de la synthèse d’un Comencini ou de la satire d’un Scola ou même d’un Germi, c’est quand même dans cette veine que s’inscrit Antonio Pietrangeli (1919-1968). Scénariste émérite (et parfois non crédité) pour des aînés comme Visconti, Blasetti ou Lattuada, il finit par passer à la mise en scène en 1953 pour raconter à peu près la même et éternelle histoire que celle de Je la connaissais bien…, la petite provinciale qui monte à la capitale avec des rêves de grandeur ou de réussite qui vont… Plusieurs films plus tard, son talent, déjà certain, semble mûrir, notamment avec notre film de ce soir mais il meurt prématurément.
C’est Stefania Sandrelli, déjà vedette notamment dans les films de Pietro Germi, qui va jouer notre naïve coiffeuse dans un magnifique portrait de femme-enfant déchue, prise au piège de la ville (Rome des années 60) et des hommes. Un film féministe ? Un très beau film en tout cas, servie par l’écriture d’u trio au zénith de son talent : outre Pietrangeli, Ruggero Macari, monstre du scénario en Italie à l’égal d’Age, Scarpelli ou Zavattini, et un petit jeune qui monte et vient de terminer sa première mise en scène, Ettore Scola.
Le cinéma italien ? Impossible d’en faire le tour. Venez tout de même borner quelques mètres avec nous.
Avec cinéphilie,
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Fargo, des frères Coen, par Marc Cerisuelo

Bonsoir,

Mardi 9 janvier à 20h00 au cinéma UGC Majestic
Fargo (1996, États-Unis) de Joel et Ethan Coen.
Avec Frances McDormand, Steve Buscemi, William H. Macy, Peter Stormare, John Caroll Lynch…
Le film sera présenté et commenté avec les questions ou les remarques du public par
Marc Cerisuelo
professeur de cinéma à l’UPEM et directeur de l’UFR LACT (ah, la poésie des acronymes !)
Le film qui fête ses vingt ans a été réédité l’an dernier, comme plusieurs autres films des frères Coen avant celui-là. Signe d’un devenir de film classique ?
Depuis plus de 30 ans, les frangins cinéastes tiennent une ligne de farouche indépendance, quand bien même de grandes et vénérables vedettes manifestent de temps à autre l’envie de jouer dans leurs films. Ils font exploser les genres ou les étirent ou les refaçonnent. Ainsi Fargo, un des leurs films les plus singuliers, est-il un film policier de comédie noire gore. C’est clair, non ?
Venez nombreux voir et revoir ce petit bijou.
Avec cinéphilie !
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