Avant-dernière séance : une pointe de bouddhisme ?

Bonjour,

Pour l’avant-dernière film de la saison 19 (2016/2017), vous pourrez voir
jeudi 29 juin à 20h00
A Touch of Zen (Xia nu, 1971, Taïwan / Hong Kong) de King Hu.
Voici le film qui a transformé le genre du wu xia pian, le film de sabre chinois, ou du moins la perception de ce genre en Occident où l’on ne connaissait que les mauvaises séries B, avec ou sans Bruce Lee.
Insuccès absolu à Taïwan du fait de sa longueur (il est sorti en deux parties à Formose) et de ses ambitions artistiques, ce n’est qu’en 1975 que le film arrive au festival de Cannes et émoustille les critiques du monde entier : il y a un avant A Touche of Zen et un après. Le film ne reçoit qu’un prix technique mais marque durablement les cinéphiles qui scruteront dorénavant avec espoir le film d’action du Soleil levant. Et sans ce film, pas de 36ème Chambre de Shaolin, pas d ‘Il était une fois en Chine et autres bons films.
Venez nombreux découvrir ce classique du film d’action (et de réflexion) séminal.
Sinon, en art et essai, vous pouvez voir Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, rentré bredouille de Cannes mais pas si mal.
Pour que vive la diversité du cinéma à Meaux !

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Antépénultième séance : Bad Boy Bubby

Ce soir jeudi 22 juin à 20h00 (ou à une autre date)
Bad Boy Bubby (1993, Australie) de Rolf De Heer
Avec des acteurs certes peu connus (mais perdez tout espoir d’oublier Nicholas Hope), ce film est un ofni. Après un festival de Venise où il obtint 5 récompenses (1993), le film a mis deux ans à trouver les écrans français et sûrement deux semaines à en sortir, malgré le soutien de Positif qui depuis considère ce réalisateur australien d’origine néerlandaise comme un auteur. Nous aussi.
Découvrez donc ce brûlot de provocation humoristique, L’Enfant sauvage chez les dégénérés, Mr. Chance au pays des kangourous, Candide à Adélaïde. À côté de Bubby, Mad Max passe pour un aimable jardinier.
Australie, terre de contraste, on le savait déjà. Terre de cinéma ? Quelquefois et là c’est vraiment le cas.

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Dernière séance avec un critique : Elvira Madigan

Bonsoir,

Demain soir, dernière projection en compagnie d’un critique, en l’occurrence une critique puisque c’est Charlotte Garson (ex-Cahiers du cinéma, Études, Images documentaires, Trafic… et la radio France Culture) qui viendra nous éclairer sur le film
Elvira Madigan (1967, Suède) de Bo Widerberg, à 20h00 en salle 2 de l’UGC Majestic.
Avec son acteur de prédilection Thomy Berggren, ancien membre du Théâtre royal de Stockholm, et la très jolie Pia Degermark dans le rôle d’Elvira, prix d’interprétation à Cannes 1967. Le film est basé sur un fait divers très célèbre en Scandinavie, une liaison scandaleuse entre un officier issu de la meilleure noblesse suédoise et une jeune saltimbanque danseuse de cirque.
À la caméra, on a un jeune chef opérateur, Jörgen Persson dont nous vous garantissons que vous n’oublierez pas la très belle photographie.
Venez nombreux découvrir cet hymne à l’amour légèrement élégiaque. Et si nous avons de bonnes nouvelles concernant l’avenir du Ciné Meaux club (notamment une renaissance sous un autre nom et un changement de jour…), l’association a toujours besoin d’avoir un public de cinéphiles conséquent à ses séances pour légitimer son existence !

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Prochaine séance

Bonsoir,

Jeudi 1er juin à 20h00
The Sound of Music / La Mélodie du bonheur (1965, États-Unis) de Robert Wise.
Avec la délicieuse Julie Andrews (des mièvreries Disney à la provocation blakedwardsienne, quel spectre !), l’indéboulonnable comédien canadien Christopher Plummer (toujours bon pied, bon oeil à 87 ans !) et la trop méconnue Eleanor Parker qui trouve là le rôle de sa vie en comtesse autrichienne. Car oui, tout se passe en Autriche, ce fabuleux et magnifique pays au génie si certain qu’il a pu faire croire au monde entier que Mozart était autrichien et Hitler allemand.
Ennemi intransigeant de la comédie musicale hollywoodo-broadwayenne, estomac allergique à la guimauve, fan absolu de musique innovante et contemporaine, coltranien qui pense que My Favorite Things a été composé par le divin saxophoniste ou adepte de la danse contemporaine, passe ton chemin ! Ce film n’est pas pour toi. S’il fut un succès mondial colossal (et même kolossal !), il est probable qu’il te reste sur l’estomac, malgré le petit coup à boire prévu à l’entracte.
En revanche, ô spectateur pour qui la scène de la mort de la mère de Bambi est encore un crèvecoeur, toi amoureux transis de Mary Poppins, toi aussi esprit bienveillant qui pense que Titanic parle de la lutte des classes, ou enfin toi cinéphile absolu (comme l’est Jacques Lourcelles qui met ce film au pinacle) qui pense que toute oeuvre mérite d’être vu et même revu, enfin, toi qui a réussi à revoir Cléopâtre de Mankiewcz sans bailler, The Sound of Music est fait pour toi et te donnera un coeur léger. Grâce à lui, tu auras envie de jouer à Heidi, tu voudras certes quitter ton couvent mais tu ne voudras plus faire l’anschluss et tu désireras sept enfants blonds qui braillent sur la musique de Richard Rodgers.
Comme d’habitude, notre ami Marc Olry, distributeur artisanal qui n’aime rien tant que défendre ses choix de réédition sera avec nous pour expliquer pourquoi ce film est grand. Et il a de sérieux arguments !
Venez nombreux !
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Un Duvivier, encore !

Bonjour,

Nous continuons de combler notre retard en matière de programmation de ce grand cinéaste français trop oublié au regard de Jean Renoir ou Jacques Becker.
Jeudi 25 mai à 20h00
La Fin du jour (1939, France) de Julien Duvivier.
Avec Louis Jouvet, Michel Simon et Victor Francen et une galerie de trognes du cinéma français que l’on retrouvera avec plaisir d’autant plus que la plupart jouent des comédiens à la retraite.
C’est un film de la veine noire de ce cinéaste au pessimisme gai. Cela cabotine à qui mieux mieux, le mieux qui en l’occurrence n’est pas l’ennemi du bien.
Un très beau film. Venez nombreux !
Avec cinéphilie,
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Cambra joue Duvivier et Zola pour lancer les Éclats d’arts !

Bonsoir,

Nous vous rappelons notre prochaine séance ciné-club qui marque le début du festival des Éclats d’arts de la ville de Meaux dont vous pouvez le programme dans tous les bâtiments municipaux accueillant du public (mairies, médiathèques etc.).
jeudi 18 mai à 20h00
Jacques Cambra jouera sur
Au Bonheur des Dames (1930, France)
de Julien Duvivier.

Avec Dita Parlo (L’Atalante, La Grande Illusion, …), Nadia Sibirskaïa (Le Crime de M. Lange, La Marseillaise…) parmi d’autres comédiens moins connus.
Nul besoin de présenter l’histoire du 11ème volume des Rougon-Macquart dont l’adaptation d’André Cayatte (1943) est sûrement la plus connue.
Venez donc découvrir cette rareté du cinéma muet récemment restaurée à l’occasion d’une grande rétrospective consacrée au plus méconnu des cinéastes classiques français. C’est déjà son 20 ou 21ème film alors qu’il n’a que 33 ou 34 ans.
Ticket de collection et dépliant sur l’auteur sont les moindres attraits de cette soirée où devraient plutôt briller Jacques Cambra et le cinéma de Duvivier, indéniable talent visuel.
Avec cinéphilie,
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Kurosawa

Bonsoir,

La prochaine séance vous propose de voir ou revoir un film classique du cinéma japonais
Jeudi 11 mai à 20h en salle 2 de l’UGC Majestic
Yojimbo, le garde du corps / Yojimbo (1961, Japon) de Akira Kurosawa
Avec Toshiro Mifune, le comédien fétiche de Kurosawa depuis plusieurs films avant qu’une brouille ne les séparent sur Barberousse (1965).
Mélange de tragédie et de burlesque, de nipponité et d’Occident, Yojimbo fut le plus grand succès de Kurosawa au Japon et une influence marquante sur le cinéma de Sergio Leone notamment. S’incrivant dans le veine du chambara (film de sabre japonais), Kurosawa en dynamite le sérieux pour en faire une épopée dérisoire et drôlatique dans laquelle son comédien de prédilection se meut comme un yakusa dans la corruption.
Venez nombreux !
Film art et essai de la semaine, Citoyen d’honneur (2016), de Gaston Duprat et Mariano Cohn, excellent film hispano-argentin, au scénario corosif et réjouissant.
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