L’Enfance d’Ivan, de Tarkovski en compagnie d’Eugénie

Bonjour,

Alors que vous pouvez toujours voir notre programmation art et essai tous les jours vers 18h00 (cette semaine Une vie violente, de Thierry de Peretti ; on nous a signalé un problème sur la première projection, gageons que c’est réglé !), nous vous proposons :
mardi 10 octobre à 20h00
L’Enfance d’Ivan/Ivanovo Detstsvo (1962, U.R.S.S.) de Andreï Tarkovski.
Ou comment un film de propagande à la gloire d’un héros de la « grande guerre patriotique » devient un grand film tout court, ce qui n’arrive pas si souvent.
Pour nous l’expliquer, la sympathique et compétente spécialiste du cinéma russe et soviétique Eugènie Zvonkine se mettra en quatre pour répondre à vos questions, interrogations et remarques sur le premier long métrage d’un des plus importants réalisateurs du XXe siècle dont nous avons déjà programmé plusieurs films.
Avec cinéphilie,
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Portier de nuit… et art et essai

Bonjour,

Quelques instants pour vous rappeler notre prochaine séance
mardi 3 octobre à 20H00 en salle 2 de l’UGC Majestic
Portier de Nuit / Il Portiere di notte (1974, Italie) de Liliana Cavani.
Avec Dirk Bogarde, Charlotte Rampling, Philippe Leroy…
Le film sera présenté par l’ami Alain Garel, critique et enseignant, fidèle du Ciné Meaux Club depuis 20 ans, et amoureux du cinéma italien.
Portier de nuit eut un succès de scandale à sa sortie. Il fut défendu par très peu de critiques, dans très peu de périodiques de cinéma. Comme il a continué sa carrière et a été réédité il y a quelques années par la petite société Solaris, nous pouvons vous le présenter en copie restaurée. Ce sera l’occasion de réévaluer l’oeuvre de la doyenne du cinéma italien, toujours en activité.
Venez nombreux !
Reprise du film nature le vendredi vers 14h00 et le lundi vers 18h00 sans morceau d’Alain Garel dedans.
Le programme art et essai du mois d’octobre (séance quotidienne autour de 18h00) sera le suivant :
semaine du 4 octobre : Une vie violente (2017, France) de Thierry de Peretti.
semaine du 11 octobre : 120 Battements par minute (2017, France) de Robin Campillo.
semaine du 18 octobre : Gabriel et la montagne/Gabriel e a montanha (2017, Brésil/France).
semaine du 25 octobre : Faute d’amour/Nielioubov (2017, Russie/France) de Andreï Zviaguintsev.
Bons films !
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Une soirée avec l’Adepass autour de Dodes’ka-den

Bonsoir,

Demain

Jeudi 28 septembre à 20h,
nous vous proposons une soirée organisée avec l’Afepass (Association de formation et étude de la pathologie adolescente de Seine-et-Marne). La séance et le débat seront animés par
le docteur Adama Boulanger Dufour, psychiatre (et psychanalyste ?)
autour du film
Dodes’ka-den (Dodesukaden, 1970, Japon) de Akira Kurosawa.
Si vous pensez connaître Kurosawa par Les Sept Samouraïs ou Dersou Ouzala, Rashomon ou Ran, Kagemusha ou L’Ange ivre, remballez vos préjugés et laissez vous surprendre par ce film qui présente plusieurs innovations par rapport aux classiques du grand réalisateur japonais.
D’abord, c’est son premier film en couleur, procédé qu’il a longtemps craint et qu’il n’abandonnera plus (nécessité commerciale puis goût véritable pour les teintes vives que l’ancien peintre en lui ne peut réfréner).
Ensuite, c’est son premier film depuis vingt ans sans Toshiro Mifune, tenté par une carrière internationale (et fâché avec son mentor). Aucune vedette, des comédiens non professionnels ou des acteurs de la télévision.
Enfin, c’est un film presque expérimental (que cela nous vous effraie pas, c’est quand même assez narratif), à la structure assez lâche et dans une forme et un propos très audacieux, où la morale traditionnelle n’a guère cours. Folie et misère, tragique et burlesque, irréalisme théâtral et préoccupation sociale, Gorki et Shakespeare, Dostoievski et Beckett s’y mélangent dans un film gigogne, adaptation des nouvelles d’un écrivain japonais adulé par Kurosawa.
Dodes’kaden fut un échec commercial absolu (ce qui est plutôt une qualité quand le film existe encore 50 ans plus tard) qui affecta beaucoup Kurosawa, tout près d’arrêter le cinéma et tenté par le suicide, avant d’entamer, comme Orson Welles, une période nomade qui va lui faire faire des films hors du Japon ou avec des producteurs étrangers.
Venez nombreux suivre Rokushan dans son tramway imaginaire qui fait « dodes’kaden, dodes’kaden, dodes’kaden ».
Avec cinéphilie,
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Orson et le Barde

Bonsoir,

Après Hitch’, Pedro et Wellman, le Ciné Meaux Club invite encore deux petits joueurs cette semaine, pour finir ce premier mois de programmation.
D’abord,
mardi 26 à 20h00
Othello / The Tragedy of Othello: the Moor of Venice (1952, France/Maroc/Italie/États-Unis) de Orson Welles.
Avec Micheal MacLiammoir, Suzanne Cloutier, Orson Welles lui-même mais aussi Hilton Edwards, Robert Coote, Nicholas Bruce, Michael Laurence…
Chronologiquement, c’est la deuxième incursion cinématographique de Welles dans le cinéma. Mais Orson connaît et pratique son Barde de Stratford sur l’Avon depuis tout petit. Et c’est dès l’adolescence qu’il a voulu jouer ce jaloux magnifique, même si le plus beau rôle de la pièce est peut-être Iago, cette incarnation du mal absolu qui a la haine chevillée au corps comme le platane a le chancre coloré au tronc.
La précédente adaptation de Shakespeare par Welles, Macbeth (1948, décors en carton pâte, égouttoir à salade en guise de casque et accent écossais improbable, mais chouette quand même), n’avait pas convaincu grand monde à l’époque. Il eut donc toutes les peines du monde à monter celle-ci. Le résultat est un bricolage génial qui obtint le Grand Prix du festival de Cannes 1952, partagé avec Deux Sous d’espoir (l’adhérent qui a vu ce dernier film gagne une édition intégrale de Shakespeare en Reader’s Digest).
Bien sûr, avec Welles, c’est un peu Shakespeare pour les nuls (et avec Luhrmann, c’est quoi alors ?) : on coupe du texte, on bouscule la narration, on fond des personnages, on taille à la serpe. Mais le bougre fait du cinéma, et du bon. Il a compris que le médium cinématographique exige de l’adaptation, de la souplesse. Alors on peut préférer Olivier ou Branagh, sa réincarnation contemporaine, mais il est à peu près certain qu’ils ne sont meilleurs cinéastes, n’est-il pas ?
Venez nombreux !
Et jeudi, un autre grand shakespearophile, Akira Kurosawa, pour son film le plus audacieux.
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Femmes au bord de la crise de nerfs

Bonsoir,

Qui a dit que le Ciné Meaux Club ne programmait jamais de comédie ? Personne !
Mardi 12 septembre à 20h00
Embarquement pour un Madrid kitsch et chic, salle 2 du cinéma Majestic :
Mujeres al borde de un ataque de nervios/Femmes au bord de la crise de nerfs (1988, Espagne) de Pedro Almodóvar.

Almodóvar serait une des valeurs contemporaines les mieux établies. Le meilleur moyen de le vérifier ? Voir ou revoir son plus grand succès public espagnol.

La séance sera animée par Dominique Martinez, journaliste et critique.
Venez nombreux !
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2017-2018

Bonjour à tous,

Vous pouvez télécharger le programme de la saison 2017-2018 en cliquant sur le lien suivant :

Catalogue 2017-2018 saison 20

Plaquette annuelle saison 20

Nous vous attendons toujours plus nombreux…

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Ouverture de la saison : Les Oiseaux

Bonjour,

C’est parti. La vingtième saison démarre mardi à 20h00 avec
Les Oiseaux/The Birds (1963, États-Unis) d’Alfred Hitchcock
Avec Rod Taylor, Jessica Tandy et Tippi Hedren dont la légende, c’est-à-dire le service communication, dit qu’elle fût fort maltraitée par le metteur en scène lors du tournage.
Scénario d’Evan Hunter que les fans de polar connaissent sous le nom d’Ed McBain (et que ses multiples femmes ont connu sous son vrai nom, Salvatore Lombino, largement moins porteur commercialement) d’après une nouvelle de Daphné Du Maurier ; belle photographie de Robert Burks. Musique inexistante de Bernard Herrmann qui a supervisé la bande son sans écrire une seule note.
Le dernier grand Hitchcock ? « La politique des auteurs » incite certains à soutenir que L’Étau ou Complot de famille ont quelque valeur. Nous nous ne faisons pas de politique !
Vous espérons nombreux et en forme pour cette rentrée cinématographique !

Le Ciné Meaux Club, association loi 1901 de diffusion de la culture par le cinéma.
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